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( Etude réalisée par VALUTEC / CITIA
Attention : elle ne permettra pas de faire le parallèle avec d'autres produits à action similaire ou comparable.
L'étude consiste en la fabrication de produits de charcuterie contaminés par germes pathogènes avec ou sans (témoin) AFS-LMC, le suivi de l'évolution de la charge microbiologique au cours du temps avec rupture de la chaîne de froid et jusqu'à la DLC, le suivi du pH et de l'aw. Produit de charcuterie retenu : Souches utilisées pour la contamination
: Préparation des essais : Les procédures d'inoculation, de décontamination et de contrôle de propreté sont validées par l'Institut Pasteur de Lille. Toutes les analyses microbiologiques sont réalisées par l'Institut Pasteur de Lille. Pour simuler les conditions réelles de conservation, les échantillons sont conservés 14 jours à 4°C, puis 26 jours à 8°C. Les suivis se font à : J0, J+7, J+15, J+21, J+29, J+40. Nous avons choisi ces dates car elles sont particulièrement représentatives des DLC habituellement pratiquées sur les produits frais dans les industries alimentaires. A chacune de ces dates sont réalisées en double une mesure de population et de pH.
a) Désinfection des locaux et du matériel : Les résultats de la détection de Listeria monocytogenes sur les prélèvements de surface se sont révélés négatifs (absence dans 25g par PCR). La désinfection réalisée est donc considérée comme efficace et peut être validée.
Vérification de la matière première
Les souches de Listeria spp et L. monocytogenes ont été isolées et identifiées par galeries API Listeria :
- Le taux de Listeria monocytogenes, de 104 UFC/g, obtenu
par contamination artificielle à J0 augmente de 0,5 log dans
le témoin T2 à J7 et reste constant dans l'essai E2 à
cette même date. L'AFS-LMC semble avoir un effet bactériostatique
sur Listeria monocytogenes dès J7. - Les dénombrements des Listeria monocytogenes réalisés de J15 à J41 montrent une stabilisation de leur nombre dans le témoin T2 et une décroissance dans E2 de 8,2 - 8,7 103 UFC/g à J15, à 1,68 - 3,95 103 UFC/g à J41. - A J41, une différence du nombre de Listeria monocytogenes de 1 log est obtenue entre le témoin T2 et l'essai E2. Ce résultat laisse supposer à nouveau que l'AFS-LMC a un effet bactériostatique sur Listeria monocytogenes. - La croissance de ce germe reste cependant limitée car dans le témoin, à partir d'une contamination initiale de 1,3 104 UFC/g, un maximum est atteint à J21 avec 5,3 104 UFC/g pour se stabiliser à DLC J41 à 3,27 104 UFC/g. Ces résultats laissent supposer que d'autres facteurs tels la composition des lardons, les paramètres physico-chimiques ou la flore secondaire interviennent eux aussi sur le comportement de Listeria monocytogenes.
Le graphique 7 présentant le log N/No en fonction du temps pour le témoin T2 et l'essai E2 (moyenne E2a et E2b) permet de mettre en évidence une croissance ou une décroissance du taux de Listeria monocytogenes. Ici nous confirmons une légère croissance dans le témoin T2 de J0 à J21, suivie d'une faible décroissance jusqu'à J41, et une décroissance dans l'essai E2 de J0,25 à J41 après addition de l'AFS-LMC.
Les produits conditionnés en sachet et sous air en faible quantité, ont présenté un gonflement rapide en début de conservation à +4°C (4 à 7 jours). De ce fait, afin d'évaluer la population bactérienne totale des lardons responsables de ce phénomène, un dénombrement sur gélose PCA (Plate Count Agar) a été réalisé à J30. Il montre que la flore secondaire est importante, de l'ordre de 1,10 108 pour le témoin T2 et de l'ordre de 4,42 à 4,5 107 pour les essais E2. Le nombre important de la flore secondaire peut expliquer le gonflement des sachets notamment si elle se compose de flore lactique. d) Mesure physico-chimique au cours de la conservation des lardons * Suivi du pH Ø Représentation graphique de l'évolution de Listeria monocytogenes dans les lardons en fonction du pH de J0 à J41
* Suivi de l'aw Les valeurs d'aw pour le témoin et les essais sont comparativement identiques (0,963 à 0,966). Ces mesures varient uniquement de 0,002 unité d'aw ce qui est négligeable par rapport à l'incertitude de la méthode de mesure de ce paramètre. 4) Conclusions Les Listeria monocytogenes 4b introduites artificiellement dans les lardons se comportent de façon différente dans le témoin et l'essai jusqu'à DLC. L'extrait de fumée testé à 1,5% présente un effet bactériostatique marqué sur le pathogène dans ces conditions de contamination. En effet, une différence de 1 log décimal entre le témoin et l'essai est observée à DLC. Ce résultat permet de considérer que l'AFS-LMC testé agit bien sur la décroissance de Listeria monocytogenes présente dans les lardons. Compte tenu du mode d'action des lactates et de l'AFS-LMC qui est riche en composés carbonyls et phénoliques, les perspectives d'amélioration de l'effet inhibiteur recherché pourrait peut être passer par la recherche de synergie possible entre L'AFS-LMC et les dérivés lactates de type potassique ou sodique ou autres agents ?. Les lactates auraient peut-être pour avantage d'améliorer l'efficacité de l'extrait de fumée en facilitant le transfert membranaire dans les Listeria et certainement en facilitant la décontamination des autres flores...
Dossier réalisé par Karine SERRANO, Ingeneer ENSIA
M.A.J. / Août 2001
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